Par Valérie Parent

Ton arrivée dans la vie était digne d’un accouchement de rêve.

Trois poussées, une médecin extraordinaire, mon bébé tout rose. Ma petite fille parfaite!

Tu étais tellement belle accrochée à mon sein à boire tranquillement et c’est à ce moment que mon cauchemar a commencé.

Tu t’es collée à moi et lorsqu’est venu le temps de te décoller de moi, tu étais comme une poupée de chiffon. Grise. Et sans vie.

L’infirmière a vite alerté la médecin sur l’étage et quelques secondes plus tard, tu étais loin de moi, en arrêt cardiaque. Papa te suivait tout en criant au cauchemar. Tous les médecins de l’hôpital et beaucoup de spécialistes étaient réunis autour de toi à essayer de redémarrer ton petit cœur.

Et comme j’étais clouée au lit dans cette chambre d’hôpital maintenant rendue froide et sentant la mort, j’ai entendu ce pleur. J’ai su que c’était toi avant même qu’on me confirme que tu étais revenue à la vie. Je crois que j’aurai reconnu ce son merveilleux parmi tous les pleurs de bébé même si tu n’avais qu’une heure de vie.

J’imagine que l’instinct maternel c’est un peu ça. Je n’aurais pas survécu à ta perte, même si ton grand frère m’attendait à la maison. J’étais coupable de ton arrêt cardiaque, je n’ai pas su reconnaître que mon sein bloquait ta narine.

Tu t’es battue, l’équipe médicale s’est battue et je remercie la vie à chaque fois que tu pleures. Même lorsque tu es malade, lorsque je suis fatiguée, même lorsque tu as une nuit blanche.

Ma chérie, du haut de tes 18 mois, tu es mon petit miracle.  Chaque fois que tu pleures ou que tu souris sont des bénédictions. Une musique à mes oreilles, même à 4h du matin.

Je t’aime ma petite Maryne, tu fais de moi une meilleure maman, une meilleure personne.

Valérie Parent

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