Par Véronique Lafontaine

J’ai découvert depuis trois mois que ma belle-fille est une grande sœur merveilleuse. 

Pendant ma grossesse, elle semblait indifférente à cette nouveauté à laquelle elle avait déjà participé chez maman. Elle était déjà grande sœur de deux petites filles et savait déjà comment les bébés fonctionnent. Cette indifférence me rendait inquiète puisque je souhaitais au plus profond de mon cœur que ma fille et ma belle-fille deviennent de grandes complices. Malgré cela, nous avons fait participer ma belle-fille aux grands moments entourant la grossesse, notamment, l’annonce de l’arrivée du bébé à nos parents, l’échographie de 20 semaines, l’annonce du sexe du bébé à notre entourage, notre montage photo de bedaine hebdomadaire. Elle participait, mais ne semblait pas enthousiaste comme je l’aurais souhaité.

Avec une césarienne planifiée, nous avions organisé avec elle et ses grands-parents qu’elle viendrait nous rendre visite à l’hôpital. C’est à ce moment-là que tout a changé. Dès sa visite à l’hôpital, j’ai compris qu’elle serait une grande sœur merveilleuse. Ce moment a été d’une tendresse à l’infini et ça m’a tout de suite émue jusqu’aux larmes (les fameuses hormones). Elle a pris sa sœur dans ses bras et elle semblait très heureuse de la rencontrer enfin. Elle observait ses petits pieds, ses petites mains, en silence. Quand elle a fini de l’observer, elle nous a annoncé haut et fort qu’elles ont le même nez. Mon cœur était comblé et j’ai oublié toutes les inquiétudes que j’avais eues auparavant.


De retour à la maison, elle a tout de suite voulu nous aider. Elle nous donnait des conseils sur l’allaitement et sur les périodes de sommeil du bébé. Elle avait déjà vécu cela deux fois et elle nous faisait bien sourire avec ses conseils, du haut de ses huit ans. Ensuite, elle a instauré des routines en y incluant sa sœur. Elle demande maintenant à ce que sa sœur soit couchée sur elle pour l’histoire avant le dodo, elle veut participer à lui donner le bain, elle veut choisir sa couche lavable, etc. Elle veut apporter sa petite sœur partout avec elle : sur le hamac, au parc, à la plage. Elle a même avoué avoir hâte que sa sœur soit plus grande et qu’elles puissent jouer ensemble.


Finalement, je vois qu’il fallait simplement laisser du temps à ma belle-fille pour réaliser qu’elle serait une fois de plus grande sœur. Il m’arrive souvent de m’arrêter et de réaliser que je ne sais pas comment exprimer tout mon bonheur que j’ai de voir que ma belle-fille est une grande sœur formidable et attachante.

Véronique Lafontaine

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